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Test Grand Theft Auto : Chinatown Wars


2009 | PSP

La série des Grand Theft Auto est certainement l’une des plus connues de l’univers vidéoludique. Associée généralement à la marque PlayStation, celle-ci s’en est détachée petit à petit avec notamment l’apparition de Grand Theft Auto IV sur Xbox 360 (et PlayStation 3) et celle de Grand Theft Auto : Chinatown Wars sur Nintendo DS. Ce dernier devait d’ailleurs être une exclusivité de la console aux deux écrans. Toutefois, malgré un opus de grande qualité, les ventes n’ont pas suivi. C’est cette raison qui a poussé Rockstar à porter ce Chinatown Wars sur PlayStation Portable. Etait-ce vraiment une bonne idée ?

DS – D + P² = PSP ?

Tout le monde le sait, la Nintendo DS et la PlayStation Portable n’ont pas les mêmes capacités, d’ailleurs elles visent généralement des publics différents. Du coup, l’annonce du portage de GTA Chinatown Wars sur PSP a pu être perçu de deux manières différentes : premièrement comme une satisfaction tant l’opus est excellent sur DS et deuxièmement comme une crainte si on considère les différences techniques entre les deux consoles portables. Que les joueurs se rassurent un peu, les développeurs ont bien pris en compte cette donnée et ils ne se sont pas contentés de faire un portage bête et méchant. Ainsi, on retrouve bien le style graphique si particulier de ce spin-off et on profite d’un affichage en 16/9ème avec un moteur 3D satisfaisant, même si on est loin d’atteindre le maximum des capacités de la PSP, et la fluidité est au rendez-vous.

Couverture

Certes, cet opus est plutôt déroutant pour ceux qui ont fait les précédents GTA portables mais, si on arrive à accrocher, le plus dur c’est justement d’en démordre. Toutefois, notons que les temps de chargement sont quelque peu longuets et que pour beaucoup la caméra est un élément répulsif, celle-ci revenant aux sources (comprenez par là une caméra en vue du dessus, mais avec cette fois-ci un jeu en 3D). C’est un « changement » auquel certains ne se feront pas puisqu’elle limite quelque peu le champ de vision, notamment lors de la conduite. Certes dernière n’est pas d’ailleurs exempt de défauts puisque les véhicules, variés au demeurant, ne sont pas tous des plus maniables. L’étroitesse de bien des rues y est certainement pour quelque chose mais pour beaucoup il faudra un petit temps d’adaptation avant de maîtriser un bolide, surtout que le joystick de la PSP n’est pas ce qui se fait de mieux en matière de précision.

Une matière bien conservée

Ceci dit, les musiques sont toujours aussi bonnes, on ne peut pas en dire autant des conversations inexistantes (écrites et non doublées donc), et le scénario n’a pas été sacrifié. Parfois burlesque, celui-ci est de très bonne facture avec des dialogues bien écrits, des critiques sur la société américaine et plus globalement un humour omniprésent. Tout le monde n’y sera pas sensible, mais il faut avouer que les développeurs ont fait de l’excellent travail sur ces points qui sont de surcroît soutenus par une ambiance fort sympathique. Autres éléments qui ont été conservés malgré de grosses appréhensions, les mini-jeux permettent à la fois de se détendre et de prolonger sensiblement la durée de vie du soft, celle-ci étant d’une dizaine d’heures. Certes, le fun en prend un petit coup sur la tête (très léger) du fait du passage d’un gameplay au stylet à un aux boutons et au joystick, mais la transposition est loin d’être mauvaise, au contraire même.

Vue ingame1 Vue ingame3

D’ailleurs, d’une manière plus générale, Rockstar Games a repris toutes les bases de la version DS et les a intégrées à ce portage en prenant bien soin d’adapter les commandes et les HUD. Ainsi, le GPS, clair et précis, se retrouve à gauche de l’écran (plus large donc), les menus sont ergonomiques et le stylet a été remplacé par la combinaison joystick/boutons qui reste très satisfaisante. C’est parfaitement jouable et les gunfights sont assurés par un lock auto qui facilite bien la prise en main. En sus, les missions sont plutôt variées et on retrouve avec bonheur le système d’achat/vente de drogue avec des spécialités selon les quartiers. Rien n’a été édulcoré ou bridé durant la transition et c’est tant mieux. Petit plus non négligeable, lorsqu’on échoue à une mission, il est possible de la recommencer directement en repartant du lieu de départ, ce qui évite de « perdre du temps », surtout pour une version portable censée occuper les joueurs le temps d’un trajet ou autres.

Dans un autre registre, le système de recherche (à base d’étoiles) a été repensé par rapport aux autres GTA puisque maintenant une étoile de recherche correspond à un véhicule des forces de l’ordre donc il faut se débarrasser (principalement en l’envoyant dans le décor). Bien entendu, la pratique n’est pas aussi facile que la théorie dès lors que l’indice s’accroît, mais une fois que l’on a pris le coup de main, on se défait facilement des trouble-fête. Enfin, notons que le mode multijoueur en local sur DS a été conservé mais porté en ligne. Ne permettant que de jouer à deux joueurs, il offre un mode Course au butin que l’on peut assimiler à du capture the flag, deux modes courses, l’un étant une variante de l’autre (selon les paramètres) et un dernier basé sur de la coopération, le Défense de la Base (il s’agit de venir à bout des vagues ennemies successives). Au final, ce mode multijoueur a le mérite d’exister et d’être suffisamment bon pour faire passer quelques bonnes soirées. Comme quoi au final, il y a quand même de quoi faire !

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