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Test Monster Hunter Freedom 2


2007 | PSP

Les adjectifs manqueraient certainement pour qualifier l’euphorie générée par la saga Monster Hunter au Japon, depuis son apparition en 2004 sur l’archipel. Sous baptisée Freedom, la série sur PlayStation Portable s’offre un second opus qui espère bien ramener à sa cause de nombreux chasseurs novices sans pour autant léser les joueurs aguerris. Une nouvelle partie de chasse à succès ?

Monster Hunter Freedom Remix

Bien que la popularité du titre semble être à toute épreuve, du moins au Japon, il n’empêche que la licence de Capcom commence à montrer quelques signes de faiblesse. Ce second opus PSP reprend donc la même base que ses prédécesseurs et nous plonge dans la peau d’un chasseur de monstres dont le devoir est d’accomplir un grand nombre de quêtes et, par la même occasion, débarrasser le paysage de créatures monstrueuses. Alors que vous êtes parti chasser le Wyvern dans les montagnes, la créature vous met K.O. Fort heureusement pour vous, les habitants du village de Pokke vous recueillent et vous soignent. Dès votre réveil, vous apprendrez que le village sera désormais votre camp de base et histoire d’épanouir vos sens de chasseur trop longtemps endormis, vous passerez par le camp d’entraînement qui n’est autre qu’un tutorial inavoué. Rébarbatif pour les fans mais néanmoins indispensable pour ceux qui débuteraient dans la série, il faudra quelques petites heures afin de finir en intégralité le délicat apprentissage.

Screen ingame

Car pour maîtriser votre personnage, préalablement créé par un choix tout à fait correct d’éléments de personnalisation, les diverses missions de l’entraînement ne seront pas de trop mais le résultat s’avère réellement fructueux. Les choses sérieuses commencent par la suite et l’impression de déjà-vu frappe dès lors. On rejoint un hall de rassemblement pour se voir attribuer des quêtes et ainsi soigner la réputation de votre chasseur, entendez par là faire augmenter son niveau. S’amorce alors une longue route jonchée de monstres en tous genres qui seront au rendez-vous dans chacune des 270 quêtes annoncées (sans compter le contenu téléchargeable) que vous aurez accepté d’accomplir. Monster Hunter Freedom 2 propose donc de chasser du gros gibier mais pas seulement. Dans quelques moments de solitudes à sa ferme ou parce que la quête lui imposera, notre ami partira à la pêche, cultivera quelques plantes ou encore creusera pour chercher des trésors. Idéal pour varier son plaisir entre quelques phases de chasses, mais malheureusement trop peu intuitif pour réellement divertir. La simple pression d’une touche accomplira la tâche en question, offrant ainsi bien peu d’interactivité. Et si nous évoquions la ferme tout à l’heure, sachez que votre chasseur aura la possibilité d’engager des Felynes qui, avec les quelques victuailles que vous ramènerez de vos escapades, se feront un plaisir de vous concocter quelques plats. Mais encore une fois, tout cela se révèle assez superficiel et il convient d’entrer dans le vif du sujet pour réellement découvrir ce Monster Hunter.

La plaisir de la chasse

Avant de partir tête baissée au combat, il convient de se préparer du mieux possible. Pour cela, il y aura toujours un marchand près de vous. Qu’il s’agisse de s’équiper en armures ou en armes, allant de l’épée lourde au fusil-arbalète en passant par une arme à double lame ou encore le grand marteau, la gamme est relativement large et permettra de combler chacun d’entre-vous selon les préférences au combat. Bien évidement, il est toujours possible de monter sa propre arme à partir d’éléments recueillis pendant les quêtes, tout comme vous pourrez personnaliser l’ensemble avec des décorations et des motifs spéciaux, ou même réparer vos armes fétiches chez le forgeron du coin. Enfin, herbes, potions, rations, pièges ou encore munitions pourront également être achetés avec l’argent des quêtes. De tous ces objets, il ne tiendra qu’à vous de faire le bon choix pour la quête à aborder et ainsi sélectionner une arme en fonction du monstre chassé et un équipement selon l’environnement dans lequel vous devrez évoluer. Mais aussi fort soit-il, le chasseur ne pourra pas tout emmener avec lui et pour cela, il disposera d’un coffre de rangement dans lequel il stockera son trop-plein, vous obligeant là encore à faire preuve d’une certaine réflexion quant à quoi débarrasser ou garder selon la quête en cours.

Les quêtes parlons-en ou plutôt rabâchons ce qui se dit et se redit à chaque apparition d’un nouvel opus de la saga. Après s’être rendu dans le hall de rassemblement, de charmantes demoiselles proposent moult quêtes de niveaux différents. Ces niveaux, 8 au total, symbolisent la difficulté de la mission qui vous incombera. Ainsi, on ne peut accéder à une mission classée 8 étoiles si le niveau du chasseur n’est pas encore assez élevé. Une manière comme une autre de faire progresser le chasseur émérite qui est en nous, technique qui a déjà fait preuve de son efficacité avec les opus précédents. Car ce Monster Hunter Freedom 2 n’est pas un soft simple et facile d’accès. Malheureusement, la difficulté imposée par le jeu en lui-même n’est pas la seule raison puisque le joueur devra également lutter contre quelques problèmes de gameplay. Les puristes apprécieront l’absence de lock (ciblage automatique du monstre) alors qu’une grande majorité sera effrayée par cette non-assistance à chasseur en danger. De ce fait, la prise en main est assez délicate et demandera plusieurs heures d’adaptations. Concernant le reste de la jouabilité, Monster Hunter propose de nombreuses possibilités grâce à des combinaisons astucieuses mais qui, là encore, demanderont de la concentration et parfois de l’acharnement pour être parfaitement assimilées.

Le bon ou le mauvais chasseur ?

Si au niveau du gameplay Monster Hunter se contente d’un copier-coller de l’édition PSP précédente, avec son lot de qualités indéniables mais malheureusement des défauts plutôt tracassants, d’un point de vue technique ce n’est pas tout à fait le même constat. Car si Monster Hunter Freedom premier du nom avait impressionné, ce second volume surprend encore plus et n’hésite pas à montrer ce que la PSP a dans le ventre. Décors sublimes, de nombreux détails, des animations fluides et des effets divers réussis, la satisfaction est au rendez-vous, mis à part des temps de chargements trop fréquents et un poil trop long. Mais là où le bât blesse, et il sera important de retenir ceci, c’est que cette version européenne de Monster Hunter Freedom 2 ne propose pas encore de mode de jeu en ligne. Un Ad-Hoc à quatre joueurs, voilà la seule joie à laquelle vous pourrez goûter en multijoueur, pour peu que vous ayez des amis possédant également le titre. Pourquoi cela est-il aussi agaçant ? Tout simplement parce que le soft perd de son sublime du fait de cette absence. Rébarbatif en solo avec une durée de vie énorme, la possibilité d’effectuer quelques quêtes en multijoueur et de s’exposer aux chasseurs du monde entier aurait permis aux nombreuses qualités du titre de se faire valoir, ne serait-ce que par les techniques de chasse de chacun qui se complètent de toute beauté dès lors que l’on joue à quatre. Au lieu de cela, on se retrouve avec un jeu certes beau et riche en contenu comme en possibilités, mais malheureusement ennuyant à la longue. La frustration est grande mais ne boudons tout de même pas notre plaisir de jeu qui, l’espace de nombreuses heures, aura quand même tout le temps de s’exprimer.