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Test M.A.C.H.


2007 | PSP

Mélange entre un Need for Speed et un Wipeout, M.A.C.H. propose de prendre part à des courses acharnées sans aucune limite à bord d’engins volants modifiés de toutes parts et armés jusqu’aux bout des ailes. Un petit outsider qui est le bienvenu et qui fera, peut-être, concurrence à des licences déjà bien connues comme After Burner ou Ace Combat. Sierra a-t-il réussi le pari fou de nous envoyer jusqu’au septième ciel avec son premier jeu de courses d’avions ? Sera-t-il à la hauteur face à une concurrence de renom ? Voilà tout autant de questions qui trouveront leur réponse dans le test ci-dessous.

Le baron des airs

Avant tout, il faut savoir que les lettres M, A, C et H représentent les initiales des Modified Air Assault Heroes. Mais qui sont-ils ? Rien d’autre que des pilotes chevronnés qui s’organisent des courses illégales à bord d’avions surpuissants où seuls le talent, la vitesse et les armes peuvent s’exprimer. Transposez le tout dans un contexte futuriste (2049) et vous obtenez un résumé assez conséquent du scénario du titre de Sierra. Vous l’aurez compris, M.A.C.H. ne s’éternise pas dans de longues histoires et se contente d’un simple prologue pour permettre au joueur de rapidement prendre part à de l’action et à des courses sans trop chercher à comprendre les relations entre chaque étape du jeu. Après une brève cinématique d’introduction de toute beauté, nous arrivons sur un menu principal assez chiche. Ce dernier propose quatre modes de jeu différents : l’arcade pour jouer rapidement et simplement, la carrière pour se bâtir une réputation et gagner de l’argent afin d’optimiser son avion, les défis et enfin le mode multijoueur.

710 mph

Dans tous les cas, il est possible d’aborder le soft par deux côtés bien distincts. En effet, M.A.C.H. n’est pas un simple jeu proposant quelques avions pour quelques courses. Non, c’est un titre qui rassemble, non seulement des courses pour montrer qui est le meilleur pilote, mais aussi des arènes fermées dans lesquelles il faudra se tirer dessus afin de tuer un maximum de fois ses adversaires sans se faire descendre. Le concept est assez sympathique même si au final il fait légèrement pensé à un Full Auto dans lequel on aurait remplacé les voitures par des avions. Notons au passage que le titre est jouable en ligne jusqu’à huit mais qu’il dispose aussi de la possibilité de partager son jeu avec un ami ayant une PlayStation Portable. Ainsi le plaisir de s’affronter dans des arènes fermées et extrêmement réduites est partagé et ne coûte pas plus cher. Heureusement d’ailleurs !

Tous aux abris

Alors que le titre est des plus prometteurs durant les premières heures de jeu (voire beaucoup moins pour les plus réfractaires au genre), un défaut majeur vient entacher le soft : son contenu. Onze avions pour cinq arènes fermées et cinq circuits réduits, le tout pour une petite demi-douzaine d’heures de jeu, voilà ce que les développeurs nous proposent aujourd’hui. Une sorte de grosse démo facturée la bagatelle de 50 euros. Il est tout de même regrettable de voir un contenu si pauvre qui amène inévitablement le titre à être des plus répétitifs. Plus on avance dans l’aventure, plus on gagne de niveaux et d’expérience, plus les courses semblent faciles. Une logique imparable puisque, après deux ou trois tours sur un circuit, nous le connaissons par cœur. Et ce d’autant plus que ces mêmes circuits sont des plus réduits. Un grand maximum de une minute suffira pour boucler un tour. Même si le cas semble désespéré, il ne faut pas non plus condamner ce M.A.C.H. trop hâtivement. Bien que vite répétitif, le titre offre tout de même une expérience à vivre au moins une fois dans sa vie de joueur, du moins si on s’intéresse un minimum aux courses d’avions.

453 mph

Avec un gameplay typé arcade et très facile à prendre en main, on devient rapidement un pro du manche. Loopings, vrilles et autres figures aériennes n’auront plus aucun secret pour nous. En quelques secondes on arrive à prendre l’ascendant sur sa machine et à la faire répondre au doigt et à l’œil. Rassurons-nous tout de même, le soft est très accessible mais ce n’est pas pour autant que les plus talentueux d’entre vous s’ennuieront. En effet, les développeurs ont eu l’excellente idée de proposer une intelligence artificielle progressive. Ainsi chacun apprend à son rythme et monte en grade petit à petit. On démarre donc en tant que débutant et on peut finir au plus haut grade de héros. Deux boutons pour les tirs, un pour les vrilles, et un pour accélérer et activer le turbo (par double appuie sur ce même bouton X), rien de plus, rien de moins pour proposer un excellent compromis entre simplicité et efficacité. Les phases de tir, lors des courses, après avoir ramassé un item ou lors des affrontements dans les arènes fermées, sont quant à elles agréables. La visée semi-automatique se révèle être de bonne facture même si parfois l’action manque un peu de lisibilité. La faute peut-être à des caméras qui perdent parfois le nord ?

Il est beau comme un avion

Certainement, puisqu’il n’est pas rare de parfois commencer une vrille et de la terminer dans le décor ou du moins proche d’un obstacle qu’on n’avait pas envisagé. Ce petit souci qui arrive par moment est largement négligeable puisque dans l’ensemble, l’action est assez claire et si on arrive à bien contrôler l’altitude de son engin il n’y aura plus de problème avec la caméra qui est située derrière l’avion. Ce petit inconvénient passé, il est temps de s’intéresser aux sensations que procure ce M.A.C.H. Le sentiment le plus fort dégagé par le soft : la vitesse. Celle-ci est bien rendue à l’écran et plus l’avion accélère plus on se sent comme à l’intérieur d’un cockpit. Les éléments défilent vite, les ennemis nous assaillent de toute part, les roquettes fusent et les bruits disparaissent. Le mur du son vient d’être dépassé, la vitesse est maximale et chaque détail du décor devient important. A cette allure là, la moindre erreur de pilotage et c’est le drame. Les morceaux de notre bolide s’enflamment et traversent le ciel en faisant penser à des étoiles filantes. Un véritable spectacle à savourer sans modération. Le jeu est coloré, les graphismes sont plus que corrects, les animations sont de bonne qualité et le tout tourne sans aucun ralentissement. Un pur bonheur qui assure une fluidité parfaite tout en ayant un jeu assez beau. Par contre, on ne peut pas en dire autant de la bande sonore. Cette dernière se laisse écouter durant les deux premières heures du jeu pour les plus passionnés, et durant les dix premières minutes pour les autres. Bien que n’étant pas de mauvaise qualité, elle se révèle être répétitive et au final on en vient rapidement à la couper. Ce qui n’est pas dramatique puisqu’on peut très bien jouer tout en écoutant sa propre musique.