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Genji : Days of the Blade


2007 | PS3

Inspiré par l’excellent Onimusha, Genji est ce que l’on pourrait appeler une « variante du pauvre du jeu de Capcom ». Game Republic profite du lancement de la PlayStation 3 pour prendre un peu d’avance sur son concurrent en sortant vite fait bien fait la suite de son titre phare. Notre avis sur ce nouveau titre dans ce test import.

Classique mais efficace

Suite oblige, Genji 2 reprend tout ce qui a fait le succès du premier volet : à savoir une jouabilité basée sur celle d’Onimusha, des décors ultra-linéaires et un univers médiéval fantastique au design extraordinaire. Mais qui dit qualités dit aussi défauts. Et Days of the Blade récupère, à son désavantage, quantité de défauts issus de son aîné.

L’aventure de Days of the blade commence avec le choix des différents protagonistes. Les deux premiers personnages, issus du premier volet sont toujours de la partie, et deux nouveaux héros les ont même rejoint (Gozen Shizuka et Lord Buson). Chaque personnage dispose de ses propres caractéristiques, armes et qualités. Comme dans le premier Genji, il faudra switcher entre chacun d’eux pour pouvoir avancer dans les niveaux. Inutile de dire qu’il s’agit de l’une des plus grosses qualités du soft, qui, faute d’être vraiment novateur, compile quelques excellentes idées. Outre ces changements de personnages, Genji 2 propose une customisation des diverses armes dont le joueur dispose. Il faudra donc récupérer les orbes de vos ennemis décédés sur le champ d’honneur pour améliorer la puissance de votre épée. Enfin, une jauge spéciale permet de lancer un genre de furie qui vous permettra de faire le ménage autour de vous en appuyant sur les touches qui apparaîtront sur votre écran. Une technique rapide, agréable et qui n’est pas sans rappeler The Mark of Kri. Voilà donc pour le positif…

Screen gameplay

Comme nous l’avions déjà énoncé, Genji 2 est loin d’être une véritable tuerie. Il est pourtant vrai que le titre est bourré de bonnes intentions, et que l’univers médiéval fantastique japonais attirera beaucoup de joueurs. Néanmoins, il faut reconnaître que Days of the blade risque bien de faire pâle figure face à la concurrence future. Et ce, pour de multiples raisons. A commencer par le manque de profondeur du jeu. Passé le cap des trois heures de jeu, il ne reste en effet rien à découvrir. Le cœur du jeu a été abordé, et force est de constater que Genji 2 se révèle nettement moins riche qu’un Ninja Gaiden ou qu’un God of War.

Il y a tout d’abord cette insupportable manie à nous balader durant des dizaines de minutes dans des décors au level design fade et ennuyeux. Pas de surprises, ou presque. Vient ensuite le manque de diversité du gameplay, qui reprend globalement les standards du genre, sans y ajouter la moindre fantaisie. Pourquoi ne pas avoir introduit des bosses un tantinet plus difficiles à détruire, à la façon d’un certain Ninja Gaiden ? Enfin, il faut savoir que Genji 2 est handicapé par une gestion exécrable des caméras, lesquelles auront toujours tendance à vous fausser compagnie ou à prendre des angles de vue totalement injouables. Et c’est bien dans ce défaut majeur que réside le problème. Difficile de rester accroché à un jeu injouable. Et encore plus quand il est entrecoupé par de multiples ralentissements et chutes de Frame Rate !

En plus de ses nombreux défauts, Days of the Blade souffre d’une durée de vie un tantinet limitée. Mais encore faut-il que vous terminiez l’aventure solo pour en voir le bout ! Et force est de constater que malgré un gameplay nerveux et très prenant, Genji 2 souffre de trop nombreux défauts pour être excusé. Dommage.

Une esthétique travaillée mais dépassée

Comme dans le cas de son prédécesseur, Days of the blade dispose d’un style graphique vraiment particulier. Si le design des personnages se révèle particulièrement inspiré, celui des niveaux l’est nettement moins. Que penser d’un titre nouvelle génération qui propose le même type de décors que sur les consoles actuelles, la même architecture, et surtout : les mêmes erreurs ? Pas grand-chose de positif. Bien que Genji 2 ne soit pas fondamentalement moche, il n’en demeure pas moins décevant pour une console aussi puissante que la PS3. La bande sonore suit le même chemin, tantôt agréable, tantôt décevante. Rien de vraiment renversant en fait.